Amélioration de la disponibilité et du coût de l’enseignement en français

L'Éducation reste une préoccupation majeure pour tous les Français et Françaises résidant aux Etats-Unis, compte tenu du rôle de la langue et de la culture dans la vie de tous les jours. C’est souvent la clé d’une intégration réussie dans le contexte local, tout en préservant notre identité et celle de nos enfants.

Notre équipe au service de la communauté française en matière d'Éducation

Parce que nous sommes Français et Françaises de l’Etranger avant tout comme vous, nous partageons ce souci essentiel de préserver pour nos compatriotes et leurs enfants l’accès à un enseignement en français. Nous souhaitons vous servir pour défendre vos intérêts et faire valoir vos droits en la matière.

Notre équipe comprend des spécialistes en matière d'éducation – enseignant au Lycée Français de San Francisco, professeur d’université américaine ayant reçu les Palmes Académiques, ou encore conseillère d’orientation professionnelle et universitaire pour les élèves du secondaire. Ils sont tous là pour vous aider sur les questions que vous vous posez sur le thème de l'éducation.

L'éducation, le parent pauvre du gouvernement français ?

Les mesures en place jusqu'à présent servent très inefficacement les Français de l’étranger, que ce soit pour les enfants qui doivent continuer leur scolarité dans le système scolaire français, ou pour ceux qui, intégrés dans le système américain, ont besoin d’un enseignement extra-scolaire pour développer ou maintenir leur maîtrise de la langue française.

Le réseau scolaire français à l’étranger a été fortement affecté par la crise pandémique. Résultat: restrictions de crédits alloués à l'AEFE (Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger), peu d’effort financier pour les bourses ou pour l’allègement des frais de scolarité. Pour contrebalancer ces effets néfastes, nous soutenons le renforcement de la représentation de nos élus dans le conseil d’administration de l’AEFE et la création d’une nouvelle catégorie de bourses pour la scolarisation des élèves en situation de handicap.

Nous déplorons par ailleurs la suppression d’un système qui fonctionnait bien: l’Association Nationale des Écoles Françaises de l’Etranger (ANEFE) qui permettait aux établissements d’emprunter pour entretenir l’immobilier scolaire. Aujourd’hui remplacé par une “usine à gaz" qui compliquera les démarches des établissements scolaires, avec une garantie moindre et plus coûteuse. Ce nouveau système ne laisserait pas de place pour nos élus, il est encore temps d’inverser cette fâcheuse initiative par notre action.

Durant ces deux dernières années, l’enseignement français à l’étranger a déjà été fortement affaibli par une annulation exceptionnelle des crédits entraînant la suppression de plus de 500 postes dans le monde et une augmentation sensible des frais de scolarité pour les familles.

Pourtant une autre politique est possible, nous avons connu un temps où les classes de seconde, première et terminale étaient gratuites pour les élèves français à l’étranger pour les lycées sous tutelle de l’AEFE (en 2009).

Nos propositions d’action en trois volets

  1. Les bourses de l'État français doivent concrètement aider les familles et aider au rayonnement de l’éducation et de la culture française
  2. Nous sommes prêts à faire des propositions en ce sens sur une base non partisane. Si la plupart des français de notre région réussissent leur vie d’expatrié, certains d’entre nous sont victimes des accidents de la vie, divorces, maladie, situation de handicap, solitude, faillite etc. et les principales victimes de ces situations sont parfois hélas les enfants. Un certain nombre d’élèves boursiers reçoivent des bourses dites à 100%. En fait, elles correspondent à 100% d’un certain montant qui, pour différentes raisons (plafonnement ou autre), est inférieur au coût total des frais de scolarité. Nous pensons qu’une famille bénéficiaire d’une bourse à 100% devrait effectivement bénéficier de la couverture de la totalité des frais, et nous sommes prêts à intervenir en ce sens. Nous sommes également conscients de l’importance d’intégrer la réalité du coût de la vie aux Etats-Unis et la prise en compte des dépenses relatives à certains postes comme les cotisations retraite et santé, les frais de scolarité et de garderies dans le barème des bourses. Révisons les critères d’attribution afin de permettre aux familles les plus modestes d’obtenir un réel soutien financier.

  3. Nos idées de développement pour l’enseignement du français
  4. Notre objectif est d’offrir le maintien du français pour tous en incluant les enfants et étudiants scolarisés dans des écoles américaines :

    • Promouvoir les partenariats enseignement français dans les “charter schools”, accréditées par l’AEFE

    • Encourager l’enseignement à distance pour les élèves français qui habitent hors des grandes métropoles, et pour les familles dont les frais de scolarité sont prohibitifs en développant des partenariats avec des organismes existants d’enseignement à distance.

    • Étendre les programmes FLAM (Français Langue Maternelle) subventionnés en partie par l’Etat français aux élèves d'école élémentaire et de collège pour un accès pour tous à l'éducation française.

    • Développer un fond de donation pour l’éducation sous l’égide d’une fondation.

  5. Aide à l’orientation professionnelle et aux études supérieures (notamment en France)
  6. L’éducation aujourd’hui ne s’arrêtant pas au secondaire, il est important d’apporter un soutien à nos enfants lorsqu’ils souhaitent réussir des études supérieures aux Etats-Unis après une scolarité française, ou en France après une scolarité américaine. Nous proposons deux axes principaux à ce soutien :

    •Soutenir et stimuler les échanges d'étudiants et de professeurs: bourses d'études, stages dans les écoles ou entreprises, voyages de découvertes…des deux côtés de l’Atlantique.

    •Informer les élèves dès le début du secondaire sur les orientations en universités et écoles françaises, ainsi qu’en universités aux Etats-Unis et au Canada, particulièrement pour les enfants qui ont fait leur éducation primaire et secondaire dans les systèmes locaux.